Karl Schulze interviewé par le Frankfurter Allgemeine Zeitung

Un article d’une demi-page intitulé : « Nous ne voulons pas mourir au faîte de la splendeur », signé par Thiemo Heeg et comportant une interview de Karl Schulze, PDG de C. Bechstein, a été publié le 6 juin 2011 dans la rubrique Économie du Frankfurter Allgemeine Zeitung (FAZ).

Avant de rencontrer M. Schulz, le journaliste avait visité « la petite ville de Seifhennersdorf, située au sud-est de l’Allemagne, à une centaine de kilomètres de Dresde », où se trouve le site de production Bechstein, l’entreprise étant « le plus grand employeur de la région ». Thiemo Heeg écrit à ce sujet : « Le terme “usine” n’est guère approprié ici, puisqu’on ne trouve aucune chaîne de production, tout juste des postes d’usinage à commande numérique. Les cent cinquante employés sont en fait des artisans. Qu’il s’agisse du bois, de la laque, du plastique ou du métal nécessaire à la réalisation des touches, de la table d’harmonie, du cadre en fonte ou des quatre-vingt-huit marteaux recouverts de feutre, tout est ici assemblé de manière à ce que l’on puisse dire du produit fini : l’âme du pianiste a le bonheur de rencontrer l’âme née de l’harmonie des divers matériaux ».


Interviewant ensuite le PDG de l’entreprise, le journaliste du FAZ a pu constater qu’il parlait avec la même aisance des parts de marché et de la stratégie marketing que de l’âme des pianos à queue C. Bechstein, célèbres pour leur « voix claire et transparente, sans rudesse ni aspérités ». Thiemo Heeg écrit notamment : « Karl Schulz a su transformer un petit fabricant en une PME qui réalise un chiffre d’affaires de trente-trois millions d’euros et dont les produits sont très appréciés, même en Chine ».


Ce journaliste célèbre revient par ailleurs dans son article sur l’histoire de l’entreprise et cite Claude Debussy disant : « On ne devrait composer au piano que pour Bechstein ». Il souligne également le succès de la stratégie mise en place il y a quelques années, qui repose sur une production réalisée exclusivement en Saxe et en République tchèque. Karl Schulz indique à ce sujet : « Notre concept associant “made in Germany” et “made in Europe” renforce notre position face à la concurrence ». Cette stratégie semble payante d’après le journaliste : « Karl Schulz estime que Bechstein contrôle le quart du marché allemand. Quant aux exportations, elles sont en progression constante : l’entreprise a vendu 180 pianos en Chine en 2010 et compte en vendre 400 cette année et 800 en 2012 ».


L’article se termine avec les résultats positifs du groupe pour l’exercice 2010 : « Le chiffre d’affaires est passé de 29,3 à 33,2 millions d’euros, avec un bénéfice après impôts de 1,2 millions, soit presque quatre fois plus par rapport à l’année précédente ».

Karl Schulze