Handelsblatt et Süddeutsche Zeitung consacrent chacun un article au succès Bechstein

Une interview dans le Süddeutsche Zeitung et un long article dans le Handelsblatt : en l’espace d’une semaine, deux journaux allemands à diffusion nationale s’intéressent au succès du groupe C. Bechstein.

Dans son édition du 30 avril 2012, le Süddeutsche Zeitung a publié une longue interview de Karl Schulze, PDG de Bechstein, et Bérénice Küpper, directrice du marketing. Réalisée par Marc Beise, responsable des pages économiques du journal, et la journaliste Elisabeth Dostert, l’interview aborde les thèmes suivants : restructuration de l’entreprise à partir de 1986 ; reprise d’une usine dans l’ancienne RDA, transformée pour donner naissance à la manufacture de pianos la plus moderne d’Europe ; différences entre les techniques de fabrication américaine et européenne ; importance du marché asiatique ; positionnement de Bechstein sur le marché mondial actuel.

Interrogé sur sa motivation lorsqu’il a repris Bechstein en 1986, Karl Schulze répond : « J’avais envie qu’une entreprise allemande traditionnelle, une marque d’envergure mondiale, revienne dans le giron allemand ». Bérénice Küpper indique quant à elle : « La facture de piano allemande est quelque chose d’unique, qui touche au fondement même de notre culture musicale ». Avant d’ajouter : « Il faut dix-huit mois pour produire un Bechstein. Nous accordons une grande importance au moindre détail ». Quant à Schulze, il résume la philosophie du groupe en une formule simple : « Un piano Bechstein a un cœur et une âme. Il sait vous émouvoir ».

Le PDG estime que la Chine et l’Europe de l’Est sont deux marchés porteurs : « En Russie, nous contrôlons trente-cinq pour cent du marché des pianos droits et à queue, ce qui nous confère une position de leader. C’est dû aux étroites relations nouées depuis longtemps entre Bechstein et les musiciens russes ». Fin 2014, Karl Schulze compte passer la main et confier la direction de Bechstein à la famille Freymuth, qui détient déjà soixante pour cent des actions de l’entreprise : « Les Freymuth s’intéressent beaucoup à la tradition et à la qualité des produits. C’est une famille qui a derrière elle une longue tradition dans le BTP — et où l’on grandit auprès d’un piano à queue Bechstein. Elle partage donc les mêmes valeurs que nous ».

Tandis que l’interview du Süddeutsche Zeitung porte sur le long terme, l’article du Handelsblatt, publié le 7 mai 2012 et signé Anja Müller, s’intéresse aux derniers résultats commerciaux de l’entreprise. La journaliste estime que Bechstein a bien mieux résisté à la crise que tous ses concurrents : « En 2011, cette entreprise traditionnelle fondée en 1853 a réalisé un bénéfice de plus de 2,2 millions d’euros, c’est-à-dire le double de l’année précédente ». Après avoir cité Schulze (« Même à l’heure actuelle, il reste possible de fabriquer de bons pianos en Allemagne — et de les vendre »), Anja Müller mentionne elle aussi le temps considérable nécessaire à la fabrication d’un piano à queue (dix-huit mois) et donne des indications de prix : de cinq mille euros (en Allemagne) pour le modèle de base de la gamme W. Hoffmann, à un million et demi d’euros pour le plus cher des pianos à queue C. Bechstein (un modèle spécial).

Karl Schulze