Tradition Bechstein

Jorge Bolet

« À mon avis, la qualité du Bechstein est telle que cet instrument n’a aucun concurrent. »

Jorge Bolet

 

1970-1989

Cette époque va voir la véritable renaissance Bechstein : de grands musiciens choisissent la marque pour leurs concerts, tandis que l’entreprise célèbre son 125e anniversaire et repasse sous contrôle allemand en 1986.

1971

Leonard Bernstein, en tournée européenne avec l’Orchestre philharmonique de Vienne, ne joue le Concerto pour piano en sol majeur de Ravel que sur un Bechstein. Jorge Bolet, autre grand virtuose de l’époque, ne jure lui aussi que par Bechstein. Afin de s’adapter à la taille toujours plus grande des salles de concert — et aussi à une certaine évolution des goûts du public —, Bechstein lance un nouveau modèle : le piano à queue de concert EN, qui va enthousiasmer de grands pianistes de jazz tels que Duke Elington ou Dave Brubeck. Parallèlement, de grands artistes pop comme les Beatles, Elton John, David Bowie ou Freddie Mercury enregistrent sur Bechstein. 

1978

Shura Cherkassy, Christian Zacharias, Alfons et Aloys Kontarsky jouent à l'occasion du 125e anniversaire de l’entreprise. 

1986

On assiste à un changement de valeurs en Europe et à un rétrécissement du marché des pianos à queue. C’est pourquoi Baldwin décide de vendre ses actions C. Bechstein. Karl Schulze, facteur de pianos et homme d’affaires alors âgé de trente-huit ans, s’en porte acquéreur. Le nouveau PDG développe une stratégie claire, dont l’objectif est de redonner à l’entreprise ses lettres de noblesse. La réorganisation de Bechstein est rapidement couronnée de succès.

1988

Bechstein ouvre un nouveau site de production à Berlin-Kreuzberg. La chute du Mur ouvre une ère nouvelle dont une des conséquences est un durcissement de la conjoncture économique : au niveau mondial, la production de pianos chute de quarante pour cent.