Tradition Bechstein

Wilhelm Backhaus

« Je suis un admirateur enthousiaste des magnifiques pianos à queue Bechstein. »

Wilhelm Backhaus

1950-1969

En dépit des difficultés liées au redémarrage, Bechstein va célèbrer le centenaire de l’entreprise en y invitant Wilhelm Backhaus. De nouveaux propriétaires et de nouveaux sites de production vont changer de manière radicale la configuration de l’entreprise. 

1951

Bechstein, qui a réduit sa production au minimum depuis plus de six ans, prend un nouveau départ en s’installant au mois de décembre dans de nouveaux ateliers d’une superficie de huit mille mètres carrés.

1953

L’entreprise célèbre son centenaire au Titaniapalast qui, dans Berlin encore en ruines, héberge alors l’orchestre philharmonique placé sous la direction de Wilhelm Furtwängler. Le 21 novembre, devant une salle archi-comble, Wilhelm Backhaus joue exclusivement des œuvres de Beethoven. Dans les années suivent, des artistes comme Sergiu Celibidache et Wilhelm Kempff affichent leur préférence pour les pianos Bechstein.

1954

Du fait de la partition de Berlin, l’entreprise a du mal à recruter sur place du personnel qualifié. Elle ouvre donc de nouveaux ateliers à Karlsruhe et Eschelbronn, dans le sud de l’Allemagne, mais la production en dépasse pas mille pianos par an.

1963

L’Américain Baldwin reprend C. Bechstein. Pendant plusieurs décennies, la vitalité de l’entreprise va souffrir du manque d’intérêt des nouveaux dirigeants pour un marketing offensif. Les produits américains sont alors systématiquement favorisés, tandis que C. Bechstein est dirigée à partir des États-Unis. Ces conditions ne sont guère propices à un épanouissement de l’entreprise.