Tradition Bechstein

Ferruccio Busoni

« Vos instruments satisfont totalement mes exigences. Cette satisfaction justifie le succès exceptionnel des pianos Bechstein, dont l'excellence technique me permet de donner le meilleur de mon art et dont je me fais un plaisir de souligner ici la supériorité indiscutable. »

Ferruccio Busoni

 

1910-1929

De grands pianistes et compositeurs vont rester fidèles à la marque en dépit de l'inflation galopante et de la grande crise économique affectant également l’entreprise Bechstein.

1919

C. Bechstein emploie 1100 personnes qui fabriquent 5000 pianos par an. Du fait de l’inflation de l’après-guerre, un piano à queue modèle V coûte désormais 25 000 reichsmarks. Bechstein doit fournir ses clients sans les faire payer afin de maintenir le contact avec eux. Parallèlement, des dissensions apparaissent entre les fils de Carl Bechstein. Mais en dépit de ces difficultés, de grands pianistes restent fidèles à la marque Bechstein. Citons notamment Ferruccio Busoni, Artur Schnabel, Wilhelm Backhaus et Alfred Cortot, ainsi que le « grand seigneur » Emil von Sauer, qui compte au nombre des interprètes de Liszt les plus élégants.

1923

C. Bechstein devient une société par actions. Les exportations stagnent à cause de droits de douane prohibitifs. 

1926

L’entreprise réalise un documentaire de quarante minutes consacré à la fabrication d’un piano. Son but explicite est de « susciter l’intérêt du public pour le piano, afin de mieux servir le monde de la musique et notre industrie ».

 

 

1928

Wanamaker, le célèbre grand magasin new-yorkais, est fier de commercialiser les pianos Bechstein. On trouve aussi ces instruments sur les plus grands paquebots de l’époque.

1929

Bechstein est présent à l’exposition universelle de Barcelone, mais rares sont les clients qui peuvent s’offrir un tel instrument. Un Bechstein est à bord du Zeppelin qui assure la première liaison transatlantique aérienne régulière.