Tradition Bechstein

Franz Liszt

«Je joue sur des pianos Bechstein depuis vingt-huit ans et ils ont toujours démontré leur supériorité. »

Franz Liszt

 

1870-1889

En l’espace de deux décennies, le petit atelier Bechstein de Berlin va devenir une entreprise d’envergure mondiale, avec des succursales à Londres et Saint-Pétersbourg.

1870

Les ateliers s’agrandissent considérablement et la production augmente en conséquence : 176 pianos ont été fabriqués entre 1853 et 1859 ; en 1870, la production dépasse les 500 unités par an, un grand nombre de ces pianos étant vendus à l’exportation. 

1877

Un piano droit (hauteur : 125 cm) coûte 960 reichsmarks, un piano droit de concert (hauteur : 136 cm) 1275 reichsmarks, un demi-queue seulement 75 reichsmarks de plus, et le grand piano à queue de concert (longueur : 260 cm) 3000 reichsmarks. Cette année-là, Carl Bechstein produit 672 instruments, réalise un chiffre d’affaires d’environ un million de reichsmarks et engrange un bénéfice d’environ 80 000 reichsmarks. Il peut être content de lui. 

1880

Carl Bechstein ouvre une seconde manufacture à Berlin, dans la Grünauer Strasse, et acquiert une villa dans les environs de la capitale, près du lac de Dämritz. Sa résidence attire de nombreux compositeurs et pianistes, notamment Eugen d’Albert, qui y compose son Concerto pour piano en si mineur trois ans plus tard. Dans les années et les décennies qui suivent, de grands compositeurs tels que Debussy, Busoni et Strauss vont s’attacher durablement à la marque C. Bechstein.

1885

Carl Bechstein ouvre un magasin à Londres, qui exporte dans plusieurs pays de l'Empire britannique et livre un piano doré à l’or fin à la reine Victoria. Bechstein ouvre également un magasin à Saint-Pétersbourg.